Cette fiche technologique sur les satellites de télécommunication synthétise quelques faits jugés significatifs par nos Fellows dans le cadre de l’activité Presans Platform.

 

Origine

 

Les satellites artificiels ont d’abord été imaginés par des écrivains, puis théorisés pendant la première moitié du vingtième siècle par des savants, et enfin réalisés dans le cadre de vastes programmes de R&D à partir de 1957. Les premiers satellites ont des applications scientifiques et militaires, puis météorologiques. Les premiers satellites de télécommunications sont lancés au début des années 1960 par les Américains. Contrairement aux autres applications, l’activité de télécommunication est génératrice de profits. Des profits multipliés au fil du temps par l’apparition de nouveaux systèmes. Cette activité est cependant du même coup soumise au cycle des affaires et à l’alternance de périodes de croissance et de crise, la période actuelle étant une période de croissance.

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Applications de nouvelle génération

 

Les nouveaux systèmes de télécommunication peuvent actuellement se répartir en trois grandes classes :

  • Les réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération (5G) ou plus, pour augmenter massivement le débit de données par seconde.
  • L’internet spatial, pour combler les lacunes du réseau Internet existant, largement basé sur des câbles sous-marins.
  • Les systèmes de positionnement globaux ou régionaux, pour se substituer à ou pour compléter les systèmes déjà en place. Les utilisations de ces systèmes sont très nombreuses.

 

Acteurs

 

Acteurs de la 5G : opérateurs, typiquement nationaux, et équipementiers tels que Cisco, Nokia, Qualcomm, Samsung, Intel, HPE, Ericsson, et Huawei.

Les acteurs de l’Internet spatial : les constructeurs de satellites en lice sont OneWeb, Thales Alenia, Airbus, Boeing, Northrop Grumann Innovation Systems, CASIC, CASTC, Starlink, Facebook, Telesat ou Project Kuiper.

Les acteurs des systèmes de positionnement : GPS et Glonass sont les seuls systèmes globaux entièrement déployés. Galileo et BeiDou 2 et 3 (aussi connu sous le nom de Compass) sont des systèmes globaux en cours de déploiement. L’Inde et le Japon déploient des systèmes régionaux (respectivement NAVIC ou IRNSS et QZSS). A ces systèmes s’ajoutent des systèmes d’augmentation (overlay) de la précision et de la fiabilité.

 

Défis techniques

 

Les défis affrontés par ces acteurs sont d’ordres technique et géopolitique. Il s’agit d’une part d’industrialiser de manière efficiente la production de satellites innovants, conçus pour être déployés en vastes constellations en orbite basse, de se repositionner avec des systèmes de propulsion adaptés, et éventuellement capables de communiquer par laser.

Parmi d’autres acteurs, ThrustMe basé en France propose un système de propulsion innovant pour les nouveaux satellites.

 

Défis géopolitiques

 

Dès l’origine les satellites se trouvent au coeur des rivalités entre grandes puissances. Ces rivalités constituent un facteur impossible à négliger de l’évolution actuelle du marché des satellites de télécommunication.

Dans le cas des réseaux 5G, le cas de Huawei illustre parfaitement cette dimension, les USA faisant pression sur les pays occidentaux pour refuser de s’équiper auprès de l’industriel chinois.

Dans le cas des systèmes de positionnement, il convient de rappeler que la restriction de Galileo aux usages domestiques et civils résulte ici encore de la pression exercée par les USA, via le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Cette restriction est par ailleurs exécutoire en raison d’un partenariat permettant aux USA de brouiller les signaux de Galileo de manière unilatérale.