(Résumé illustré par Louise Plantin)

 

1. La première impression forte laissée par DYSTOPIA, c’est qu’en faisant salle pleine pendant toute une journée, ce spectacle a incontestablement trouvé son public. Un public pour l’essentiel composé de décideurs du monde industriel, ouvert aux surprises, séduit par l’idée d’aborder les thèmes technologiques actuels sous un angle dystopique.

 

Synergy Factory

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Les témoignages que nous avons reçus confirment cette impression :

« Vision avant-gardiste et 360° très intéressante. »

Marjorie Blasco, LVMH Recherche

« Loin des modes de l’innovation, casser les codes, se décentrer, faire un pas de côté et pas nécessairement revenir sur la trajectoire initiale… »

Philippe Lemercier, Conseil Général de l’Armement

« Mind and eye-opening experience! »

Jamie Soon, Essilor

« Evènement original, interventions très intéressantes, points de vue enrichissants. »

Caroline Mathis, IBM

« Le monde qu’on se prépare est celui de tous les dangers et de tous les espoirs. » 

Laurence Ullmann, Michelin

« Sommes nous prêts a vivre avec toutes les avancés technologiques que nous adoptons petit a petit? »

Frédéric Febvre, Total

2. Si DYSTOPIA a fait salle pleine pendant toute une journée, c’est largement grâce au niveau excellent et à la composition originale des vingt intervenants mis à l’affiche. Un résultat obtenu grâce au savoir-faire de PRESANS dans la mobilisation à la demande de l’expertise scientifique et technologique.

« Très intéressant avec des intervenants venus de tous horizons. »

 

Junlu Zhou, Renault

« De la joie et de l’étonnement. »

 

David Menga, EDF

« Un événement plein de bonne énergie. »

 

Olivier Prévotat, Thales

« Enfin une réflexion sur l’impact de la technogie sur le vivant et la société, c’est assez rare pour être davantage mis en avant » 

 

Thierry Ladreyt, Renault

« Sortir des sentiers battus. Elargir la réflexion. » 

 

Frédéric Perlant, Airbus Defence

« Une journée enrichissante, une réflexion de qualité sur l’apport de l’innovation au service du bien commun. » 

 

Olivier Eudeline, Butagaz

3. C’est aussi sans doute une question de rythme, de variété des formats. Ce qui maintient un niveau d’énergie élevé chez plus de 220 personnes pendant plus de dix heures, c’est la respiration, mais aussi la tension — une tension organisée pour que tout se passe… exactement comme pas prévu. L’irruption de l’imprévu fait partie du spectacle : c’est un trait distinctif de DYSTOPIA, c’est la marque de l’esprit de liberté qui guide cet événement.

DYSTOPIA réveille l’esprit de liberté

4. Un esprit de liberté pour se libérer de quoi, d’ailleurs, sinon de la pesanteur d’un certain optimisme dominant, tout de conformisme, voire de commande ? Non pas pour se complaire dans une posture de défiance, mais bien pour refaire du lien, pour régénérer le sentiment d’appartenance à une même aventure humaine.

5. Cette aventure humaine est, au minimum, à la fois une aventure individuelle, politique et anthropologique :

  • L’expérience individuelle de l’impact des nouvelles technologies nous concerne tous de manière immédiate.
  • Les nouvelles technologies peuvent changer la donne de la vie politique, qui détermine notre destin collectif.
  • Le socle anthropologique qui structure en profondeur la longue durée des sociétés est lui aussi susceptible d’être transformé par les nouvelles technologies.

6. Le grand thème de DYSTOPIA 2019 portait sur les interactions et les convergences entre l’humain et la technologie, abordées selon des angles multiples : industriels, philosophiques, artistiques, scientifiques. Assez remarquablement, ce fut une intervention portant sur un nouveau domaine artistique qui a suscité le plus de questions de la part du public : une oeuvre générée par un algorithme relève-t-elle de l’art ? Question suscitée par un objet concret, situé sur une frontière complexe en cours d’exploration… Cette expérience de la frontière était en réalité au coeur de chaque intervention. Parfois de manière dramatique, avec l’entrée en scène d’un drone militaire pendant l’intervention d’Emmanuel Chiva, Directeur de L’Agence pour L’Innovation de Défense. Parfois entièrement à partir du vécu et des interrogations d’une existence, comme lors du talk de François Bourdoncle, Co-fondateur et CEO historique d’Exalead.

https://www.youtube.com/watch?v=NfPBV9v9Dhs&list=PLTVvA0C_KtefzNAYPjj7toQyiaJJMDa0b&index=4&t=792s

 

7. Sur le plan du politique, DYSTOPIA a contribué à dégager des nouvelles perspectives pour l’Europe, confrontée aujourd’hui, mi-incrédule, mi-revigorée, au retour de l’Histoire. La question est désormais posée de savoir comment les Européens comptent se positionner vis-à-vis des grandes puissances, qui semblent converger vers des configurations techno-politiques parfois étrangement similaires.

8. Dans ce nouvel âge des drones, volants ou autres, le pessimisme est de mise. Non pas que cet âge signifie une renaissance de l’esprit tragique, ne nous mentons pas sur qui nous sommes… mais le pessimisme possède pour nous une vertu heuristique, c’est-à-dire qu’il relève d’une méthode ou d’une règle de pensée qu’il convient de juger à sa fécondité et par le surcroît de mobilité qu’elle confère à l’intelligence. DYSTOPIA transforme le pessimisme en tonifiant. Vous avez le droit de flipper.

Pessimisme, doute, énergie collective

9. Mais il y a plus étonnant que cette combinaison de pessimisme et d’énergie constructive quasi-palpable pendant les échanges… le vacillement actuel des récits technologiques et politiques correspond à un moment de doute. La tentation de réprimer artificiellement toute expression de ce doute serait un carcan insupportable pour l’esprit, rendant impossible toute adaptation à la réalité. Le doute est sain. L’exercice du pessimisme et du doute, joue un rôle vital dans l’intelligence distribuée d’une société dont chacun partage à la fin le destin collectif.

10. Qui dit intelligence distribuée dit rencontres. Non pas le choc de particules élémentaires sans origine et sans finalité, mais leurs liaisons, leur vibration, leur cohésion. L’immersion dans le bain froid des thèmes dystopiques libère une nouvelle énergie. Les scénarios sombres ou étranges de mondes privés d’humanité révèlent la valeur de l’humain. Et cette énergie et cette conscience de l’humain seront indispensables pour construire ensemble un futur humainement souhaitable. Que ferons-nous des nouvelles technologies… que feront-elles de nous ? DYSTOPIA 2019 a réussi le pari de faire le plein d’énergie collective en posant cette question d’une manière à la fois spectaculaire, spéculative, empirique, personnelle, théâtrale, et musicale — en faisant de cette question un acte de liberté.

 

REMERCIEMENTS

Nous remercions :

• Notre Comité Fondateur, qui nous a aidé à fixer les grandes lignes de DYSTOPIA
: Valérie Laugier (Directrice Innovation, TOTAL), Denis Gardin (Directeur Innovation, MBDA), Frédéric Charon (Technology Strategy Manager, Faurecia), Artem Khlebnikov (Directeur des Partenariats Stratégique, Danone) et Bruno Bavouzet (Directeur R&D, LVMH)
• Nos Partenaires Sponsors, sans lesquels l’événement n’aurait pas été matériellement réalisable : Faurecia, LVMH, Turning Point, et la CCI Essonne.
• Nos Partenaires, avec lesquels nous collaborons sur des projets DYSTOPIA : Roland Berger, CNRS, Institut Mines-Telecom & Sciences Po, l’Agence Innovation Défense et le Centre Pompidou.
• Nos partenaires réseau, qui ont relayé notre communication : Proximum Group et Usbek & Rica.